3 bonnes raisons de se former au massage cardiaque

Le massage cardiaque fait partie de ces gestes qui sauvent des vies. Concrètement, plus de personnes formées dans ces gestes contribuent à réduire le nombre des décès par arrêt cardiaque. Vous pourriez d’ailleurs en avoir besoin pour vos enfants et vos proches. Découvrez les étapes du massage cardiaque et les 3 raisons qui motivent une telle formation, même si on n’y a pas vraiment pensé.

Les étapes de l’intervention

1. Vérifiez que la victime ne réagit pas et ne respire pas normalement. Vous n’avez pas besoin d’un appareil de massage.

2. Demandez à quelqu’un de prévenir les secours d’urgence (le 15 ou le 18) et d’apporter immédiatement un défibrillateur automatisé externe (s’il est disponible). Faites tout cela vous-même si vous êtes seul. Vous n’aurez pas besoin de table de massage.

3. Commencez par effectuer 30 compressions thoraciques.

4. Pratiquez ensuite 2 insufflations.

5. Alternez 30 compressions thoraciques et 2 insufflations.

6. Continuez la réanimation jusqu’à ce que les secours d’urgence arrivent et poursuivent la réanimation, ou que la victime reprenne une respiration normale.

7. Placez la victime sur un plan dur, le plus souvent à terre.

Agenouillez-vous à côté de la victime

Placez le talon d’une de vos mains au milieu de sa poitrine nue.

Placez le talon de l’autre main sur votre première main.

Solidarisez vos deux mains. N’appuyez ni sur les côtes, ni sur la partie inférieure du sternum.

8. Positionnez-vous de façon que vos épaules soient à l’aplomb de la poitrine de la victime. Bras tendus, comprimez verticalement le sternum en l’enfonçant de 5 à 6 cm.

Après chaque pression, laissez la poitrine de la victime reprendre sa position initiale afin de permettre au sang de revenir vers le cœur. Maintenez vos mains en position sur le sternum.

9. La durée de la compression doit être égale à celle du relâchement de la pression de la poitrine.

Effectuez 30 compressions thoraciques à une fréquence de 100 par minute, soit environ 2 compressions par seconde.

Pratiquez ensuite 2 insufflations par la technique du bouche-à-bouche.

Technique de massage cardiaque : Le bouche à bouche

10. Basculez de nouveau la tête de la victime vers l’arrière et soulevez son menton (cf. partie sur L’inconscience)

Placez une main sur son front et pincez ses narines entre le pouce et l’index.

De l’autre main, maintenez son menton de telle sorte que sa bouche s’ouvre.

Inspirez normalement, penchez-vous vers la victime et couvrez entièrement sa bouche par la vôtre.

11. Insufflez lentement et régulièrement de l’air dans la bouche de la victime tout en vérifiant que sa poitrine se soulève. Chaque insufflation dure environ 1 seconde.

Tout en maintenant la tête de la victime basculée en arrière et son menton relevé, redressez-vous légèrement pour vérifier que sa poitrine s’abaisse à l’expiration.

Inspirez de nouveau normalement et pratiquez une seconde insufflation.

Repositionnez correctement vos mains et pratiquez 30 nouvelles compressions thoraciques.

 

 

3 bonnes raisons de se former au massage cardiaque

1. Se former parce que c’est un geste citoyen

Un massage cardiaque peut sauver une vie, un acte citoyen par excellence. À tout moment et n’importe où, on peut se retrouver devant une personne qui fait un arrêt cardiaque. L’arrêt cardiaque en lui-même n’est pas fatal, encore faut-il que les personnes en présence aient été correctement formées aux gestes qui sauvent : appeler le SAMU au 15 et pratiquer un massage cardiaque.

Ce massage cardiaque, pratiqué au plus tard dans les trois minutes qui suivent l’arrêt cardiaque, peut épargner la victime. Au-delà de ces trois minutes, la victime souffrira de lésions cérébrales irréversibles. Au-delà de quatre minutes d’inaction, le défibrillateur sera sans effet. Ces gestes qui sauvent doivent être réalisés en continu jusqu’à l’arrivée des secours.

2. Se former pour baisser les chiffres sur la mort subite

En France, il y a chaque année entre 40.000 et 50.000 victimes de mort subite. Ce chiffre est 9% plus élevé que celui des victimes d’accident de la route. Un tiers de ces victimes sont âgées de moins de 55 ans.

Par rapport à ses voisins scandinaves et aux pays anglo-saxons, la France accuse un grand retard si l’on se réfère au taux de survie des victimes d’arrêt cardiaque. Il n’y est que de 3% tout au plus, quand il atteint les 40% dans les autres pays. La raison en est simple : dans les pays avancés dans ce domaine, la formation au massage cardiaque est quasiment systématique.

Dans 70% des cas, les arrêts cardiaques se produisent devant des témoins, mais en moyenne, il n’y en a que 20% qui ont été formés aux bons gestes. La plupart des gens ignorent totalement que faire en cas d’arrêt cardiaque.

3. Se former parce que les formations sont très accessibles

Dans de nombreux pays anglo-saxons, la formation au massage cardiaque commence à l’école, dès l’âge de 10 ans. En France, certains programmes comme Apprendre à Porter Secours ou APS proposent aussi cette formation dès cet âge.

Pendant ces formations, on apprend que la victime doit être placée sur un plan dur. Le secouriste se place à ses côtés, et place ses mains l’une sur l’autre au niveau du sternum. Bras tendus, il exerce des compressions régulières sur le sternum, à raison de deux compressions approximativement toutes les secondes.

 

Référence :

https://www.massage-zen-therapie.com/formation-massage-cardiaque.html

https://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme/Particuliers/Les-6-gestes-de-base/L-arret-cardiaque-les-gestes-de-secours

 

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